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L’avis d’une chasseuse de têtes sur le métier de rédacteur web

Cette semaine, nous recevons Claire Romanet, une chasseuse de têtes spécialisée dans la communication, le marketing et le digital. Elle a créé le cabinet Elaee, expert en recrutement dans ces métiers.

Bonjour Claire, les rédacteurs web font-ils partie des profils que vous recherchez ?

Bien sûr, tout ce qui concerne le contenu fait partie des enjeux importants des entreprises, petites ou grandes, BtoC ou BtoC, vendant en ligne ou pas.
 
Parle-t-on encore de rédacteur web, ou d’autres dénominations de poste font-elles leur entrée ?

Pour le même métier, on trouve en effet différents intitulés tels que : chef de projet web éditorial, responsable des contenus, concepteur-rédacteur web, chef de projet contenus, journaliste web éditorial, cyberjournaliste, rédac’chef web, etc.
 
Quel type d’entreprise recrute ce genre de profil ?

Les agences bien sûr, des pure players (des portails internet par ex.) mais de plus en plus d’entreprises créent aussi ces postes en interne.
 
Comment percevez-vous la demande sur ce métier ?

La demande est de plus en plus précise quant aux besoins exprimés. Et de plus en plus grande.

Les entreprises ont-elles des difficultés à recruter seules les bons profils ?

Comme il s’agit d’un métier plus technique qu’il n’y parait, il n’est pas toujours facile pour les entreprises de recruter en direct.
 
Quelles sont, selon vous, les qualités indispensables pour exercer cette profession ?

De vraies capacités rédactionnelles, un très bon niveau de culture générale, une bonne maîtrise des outils et techniques (CMS, SEO, etc.) et surtout une très grande curiosité.

 
Le pire défaut  :
se contenter de ce qu’on a et de ce que l’on croit savoir.

 
Pouvez-vous nous donner des fourchettes de salaires ?

Si nous parlons de fonction de rédacteur web avec 3 à 5 ans d’expérience, je peux donner une fourchette entre 32 et 38K€ bruts.
 
Quelles formations mènent à ce métier ?

Les employeurs apprécient les formations bac+5 en communication, école de journalisme ou sciences politiques.

Et en parlant d’offres de formation : vous semblent-elles répondre à la demande des entreprises ?

On trouve de plus en plus de formations intéressantes dans le domaine de la rédaction web, l’offre est donc importante que ce soit en formation initiale (Sup de pub, Sup’internet, IIM Léonard de Vinci…), continue (Communication et entreprise, Pyramid…) ou en VAE. L’avantage de ce métier est que l’on regardera de toute façon la production personnelle que vous êtes capable de montrer.
 
Un conseil pour les jeunes diplômés en recherche d’emploi ?

Se créer un book avec des exemples montrant ce que l’on est capable de faire, brief réel ou pas. Participer (même bénévolement) au contenu de sites internet dans des domaines qui vous intéressent (ou intéressent le potentiel recruteur) est aussi une très bonne clef d’entrée.
 
Votre point de vue sur l’avenir du métier ?

Il s’agit d’un métier extrêmement attractif pour les étudiants mais souvent sous-estimé quant aux qualités requises.
Pour moi, l’éditorial ne peut être dissocié des autres aspects du contenu digital que sont l’image, la vidéo, le son… mais aussi la dimension technique (le référencement en tête de liste).
 
Ce métier a donc de belles perspectives devant lui, que ce soit sur l’étendue des missions en transversal, ou sur la spécialisation, sur les sujets traités par exemple.

Lise, directrice associée - Editorial Interactif

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